Il n'ya de Dieu qu'ALLAH. Et le prophète MOHAMMED aley tou çalat wassalam est son envoyé. La ila a il la la ha.

Engagement

Je prends un engagement devant la face du monde. INCHALLAH je serais riche et connu, j'aurais D.M et j'aurais HEC Paris ...

"Rien absolument rien de tout ce qui est vécu sur la terre ne vaut tout le tourment qu’on se fait. " Napoléon Hill.

jeudi 29 novembre 2012

La 50ième loi de Robert greene

La 50 ème loi de Robert Greene



À travers des exemples tirés de la vie de 50 Cent mais aussi de l'histoire du monde, de Thucydide à Malcom X en passant par Napoléon ou Louis XIV, Robert Greene dresse les clés de l'intrépidité et de la réussite.
Avec de nombreuses citations de Miles Davis, Machiavel, Montesquieu, Clausewitz...

La 50 ème loi de Robert Greene

Grand amoureux d’histoire, de littérature et de la France en particulier, Robert Greene parle plusieurs langues couramment (dont le français). Il est diplômé de Berkeley, Californie, en lettres classiques.

50 Cent, de son vrai nom Curtis James Jackson III, est rappeur, producteur et acteur. Il a vendu plus de 35 millions d’albums dans le monde.

Sommaire
Avant-propos page 7
Introduction page 15

chapitre 1 page 39 Voir les choses telles qu’elles sont : être Réaliste

chapitre 2 page 63 Tout s’approprier : être Autonome

chapitre 3 page 87 Transformer le vil métal en or : avoir le sens de l’Opportunité

chapitre 4 page 111 Rester en mouvement : l’Élan Calculé

chapitre 5 page 137 Savoir être méchant : la Pugnacité

chapitre 6 page 167 Payer de sa personne : l’Autorité

chapitre 7 page 197 Connaître à fond son environnement : le Réseau

chapitre 8 page 225 Respecter le processus : la Diligence

chapitre 9 page 257 Dépasser ses limites : la Confiance en soi

chapitre 10 page 291 Affronter la mort : la Transcendance

Remerciements page 317
Index page 319

EXTRAIT

L’attitude craintive
Au commencement, la peur était une émotion élémentaire de
cet animal qu’est l’homme. Face à quelque chose qui l’écrasait
– la menace d’une mort éminente due aux guerres, aux fléaux
et aux calamités naturelles –, il avait peur. Comme chez les
autres animaux, cette émotion avait un rôle protecteur :
l’homme pouvait, par elle, prendre conscience du danger et le
fuir à temps. Chez l’homme, elle avait un rôle supplémentaire
et positif : elle permettait de garder souvenir de la source du
danger et de s’en protéger la fois suivante. La civilisation dépendait
de la capacité de l’homme à prévoir et à prévenir les dangers
inhérents à son environnement. La peur a également provoqué
le développement de la religion et des différents systèmes de
croyance qui consolent. La peur est l’émotion
la plus ancienne
et la plus puissante de l’homme ; elle est profondément inscrite
dans son système nerveux et dans son subconscient.
Mais au fil des âges s’est produit quelque chose d’étrange.
Les terreurs justifiées auxquelles l’homme était jadis confronté
ont diminué d’intensité au fur et à mesure que celui-ci améliorait
sa maîtrise de l’environnement. Mais ses peurs, au lieu
de s’atténuer dans la même mesure, se sont mises à pulluler.
L’homme a commencé à s’inquiéter de son statut social :
m’aime-t-on ? Suis-je intégré dans le groupe ? Il s’est inquiété
de ses moyens d’existence, de l’avenir de sa famille et de ses
enfants, de sa santé et de son vieillissement. À la place de peurs
simples et intenses face à des dangers réels, nous avons développé
une vague angoisse généralisée. Comme si les millénaires
de peur face à la nature ne pouvaient s’effacer : il fallait trouver
quelque chose, même dérisoire ou improbable, pour réorienter
notre anxiété.
Dans l’évolution de la peur, un tournant décisif a été pris au
xixe siècle quand les publicitaires et les journalistes ont compris
qu’en enveloppant de peur leurs campagnes et leurs articles, ils
pouvaient capter notre attention. La peur est une émotion que
l’on a du mal à vaincre et même à maîtriser. Par conséquent,
on nous fournit sans cesse de nouvelles sources d’angoisse :
les problèmes de santé publique, l’insécurité, les gaffes que
l’on peut commettre en société, les innombrables dangers de
l’environnement. Avec l’aide de médias toujours plus élaborés et
l’impact tripal de l’audiovisuel, on arrive à nous convaincre que
nous sommes des créatures fragiles dans un milieu regorgeant
de dangers… alors que nous vivons dans un monde infiniment
plus sûr et prévisible que tout ce que nos ancêtres ont connu.
Sous cette pression, nos anxiétés n’ont fait que s’aggraver.
La peur n’est pourtant pas prévue à cet effet. Son rôle est de
susciter de puissantes réactions physiques, celles qui permettent à
un animal de fuir à temps. Une fois le danger écarté, l’être vivant
est censé se calmer. Un animal qui ne pourrait se débarrasser de sa
peur une fois le danger passé aurait du mal à manger et à dormir.
L’homme est aujourd’hui un animal incapable de se débarrasser
de ses peurs ; il en héberge une telle quantité qu’elles tendent à
modifier la façon dont il perçoit le monde. Il est passé de la peur
due à telle ou telle menace à une attitude généralement peureuse
vis-à-vis de la vie elle-même. Il en vient à n’apprécier un événement
qu’en termes de risque. Il exagère les dangers et sa propre
vulnérabilité. Il se focalise immédiatement sur un malheur
toujours possible. Ce phénomène est en général inconscient
car
on l’accepte comme normal. En temps de prospérité, on a le
luxe de se tracasser à maints propos. Mais en période troublée,
cette attitude craintive devient particulièrement pernicieuse ;
dans des moments pareils, il faudrait résoudre des problèmes,
affronter la réalité telle qu’elle est et aller de l’avant, mais la peur
conduit à battre en retraite et à se retrancher.
Telle était la situation au moment où Franklin Delano
Roosevelt est devenu président des États-Unis en 1933. La
crise de 1929 avait commencé par un krach boursier et n’avait
cessé de s’aggraver. Mais ce qui frappait Roosevelt n’était pas
tant les facteurs économiques que le moral du pays : il avait
l’impression non seulement que les gens s’inquiétaient plus que
nécessaire, mais aussi que leurs peurs leur rendaient plus difficile
le fait de surmonter l’adversité. Dans son discours inaugural,
Roosevelt déclara qu’il n’allait pas ignorer la réalité évidente
d’une économie en ruine, ni prêcher un optimisme naïf. Mais il
implora ses auditeurs de se rappeler que la nation avait traversé
de pires moments, par exemple pendant la guerre de Sécession.
Ce qui avait sauvé les Américains à l’époque, c’était leur esprit
pionnier, fait de détermination et de résolution. C’était ça, être
américain.
Avec la peur, on entre dans un cercle vicieux : les personnes
qui s’y abandonnent perdent leur énergie et leur élan.
Leur manque de confiance en elles-mêmes se traduit par une
apathie, laquelle les déconsidère encore plus à leurs propres
yeux, et ainsi de suite. « Tout d’abord, déclara Roosevelt à son
auditoire, permettez-moi d’affirmer que la seule chose que
nous ayons à craindre est la peur elle-même : une terreur sans
nom, irrationnelle et injustifiée, qui paralyse les efforts nécessaires
pour transformer la retraite en avance. »
Ce que le président définissait dans son allocution est le fil
du rasoir qui, dans la vie, fait toute la différence entre l’échec
et le succès. Tout est affaire d’attitude, c’est celle-ci qui donne
le pouvoir d’agir sur la réalité. Si l’on regarde tout par le petit
bout de la lorgnette, on tend à rester dans une attitude de repli.
Il n’est pas plus difficile de voir dans chaque crise et chaque
problème un défi, une occasion de prouver son courage, une
chance pour s’endurcir et se fortifier, ou un appel à l’action collective.
En y voyant un défi, on transforme le négatif en positif
par un simple processus mental qui entraîne lui-même des actes
positifs. Concrètement, par la seule force de sa conviction,
Roosevelt fut capable d’aider son pays à changer d’optique et à
affronter la crise avec un esprit plus entreprenant.
Aujourd’hui, les États-Unis affrontent de nouveaux problèmes
et des crises qui mettent à l’épreuve le courage de la nation. Mais
comme Roosevelt avait comparé son époque avec des épreuves
pires surmontées dans le passé, nous pouvons dire que la crise actuelle
n’est pas aussi grave que celle de 1929 et des années qui suivirent.
En pratique, dans l’Amérique du xxie siècle, l’environnement
physique est plus sûr qu’à aucun autre moment de son histoire. Le
pays est le plus prospère du monde. Par le passé, seul un homme
blanc de sexe masculin pouvait se lancer à la conquête du pouvoir.
Désormais, des millions de femmes et de membres des minorités
ethniques ont la faculté de descendre dans l’arène, et cela a changé
pour toujours la dynamique de cette société, la plus avancée du
monde à cet égard. Les progrès technologiques ouvrent toutes
sortes d’opportunités nouvelles ; les vieux schémas d’entreprise se
dissolvent, ouvrant un large champ à l’innovation. Le moment est
venu du bouleversement et de la révolution.
L’Amérique a également certains défis à relever. Le monde
est plus concurrentiel ; l’économie recèle d’indéniables fragilités
qui appellent des inventions. Comme en chaque situation,
le facteur déterminant sera l’attitude des individus, la façon
dont ils choisissent de prendre la réalité. S’ils s’abandonnent à la
peur, ils accordent une importance disproportionnée au négatif
et créent les circonstances très défavorables qu’ils redoutent.
S’ils prennent le chemin opposé et abordent la vie avec audace,
attaquant chaque problème avec énergie et intrépidité, ils
s’engagent dans une dynamique toute différente.
Comprenons-nous bien : nous avons tous trop peur de froisser
notre voisin, de susciter des conflits, de nous démarquer de la
masse et d’agir avec audace. Au fil des millénaires, notre attitude
face à la peur a évolué : ce qui était une crainte primitive de
la nature s’est transformé en angoisse généralisée vis-à-vis de
l’avenir, et cette attitude peureuse nous domine à présent. En
tant qu’adultes conscients et productifs, nous sommes appelés
à quitter définitivement cette pente descendante et à dépasser nos craintes.

L’intrépide
mon tout premier souvenir d’enfance est une
flamme, une flamme bleue qui a jailli d’une
gazinière que quelqu’un venait d’allumer... j’avais
trois ans... j’ai eu peur, vraiment peur, pour la
première fois de ma vie. mais je me souviens avoir
également ressenti le frisson de l’aventure, une
sorte de joie étrange aussi. je crois que cette
expérience
m’a fait pénétrer dans un endroit
de ma tête auquel je n’avais jamais accédé, je
suis parvenu à une sorte de frontière, la limite
peut-être de ce qui est physiquement possible...
la peur que j’ai ressentie était presque comme
une invitation, un défi à m’avancer dans quelque
chose dont je ne connaissais rien ; c’est là qu’a
commencé ma vision personnelle de la vie... à cet
instant précis. de ce jour, j’ai toujours estimé
que ma progression devait être orientée vers
l’avant, pour m’éloigner de la chaleur de cette
flamme.
– Miles Davis

Il existe deux attitudes par rapport à la peur : une passive, l’autre
active. En mode passif, on essaie d’éviter la situation anxiogène :
on diffère toute décision susceptible de chiffonner quelqu’un.
Cela équivaut à choisir en toute chose le confort et la sécurité
de notre vie quotidienne, afin d’en bannir tout désordre. Quand
on choisit cet état d’esprit, c’est que l’on se sent fragile et que
l’on redoute d’être abîmé par l’objet de notre crainte.
Le mode actif est une chose dont nous avons pour la plupart
fait l’expérience à un moment donné de notre vie : une situation
risquée ou difficile que nous craignions et qui a fait irruption dans
notre vie. Il pouvait s’agir d’une calamité naturelle, de la mort
d’un proche ou d’un revers de fortune qui nous faisait subir une
perte. Souvent, dans des moments pareils, nous nous découvrons
une force intérieure qui nous surprend. Ce que nous redoutions
n’est pas si grave. Nous ne pouvons y échapper, alors il nous faut
soit trouver le moyen de surmonter notre peur, soit en subir
les conséquences réelles. Ces épisodes ont une vertu curieusement
thérapeutique car, en définitive, nous sommes confrontés
à un vrai problème et non à un scénario terrifiant projeté par les
médias. Nous pouvons nous débarrasser de notre peur. L’ennui,
c’est que des moments pareils tendent à ne pas durer, et ils ne se
répètent pas très souvent. Ils perdent rapidement de leur valeur
et nous retournons au mode passif, à l’esquive.
Lorsque nous traversons une période relativement confortable,
nous ne sommes assiégés ni par des dangers manifestes,
ni par la violence ; nos mouvements ne sont pas limités.
Notre objectif principal est alors de conserver le confort et la
sécurité dont nous jouissons ; et nous devenons plus sensibles au
moindre risque susceptible de menacer notre statu quo. Nous
avons de plus en plus de mal à tolérer les sentiments de peur
parce qu’ils sont de plus en plus vagues et troublants : alors
nous demeurons en mode passif.
Néanmoins, au fil de l’Histoire, des personnes ont vécu dans
des conditions beaucoup plus éprouvantes, au milieu de dangers
qui les menaçaient quotidiennement. Ces individus ont été
conduits à affronter leurs peurs en mode actif de façon répétitive.
Par exemple, leur apprentissage de la vie s’était déroulé dans une
extrême pauvreté ; ou bien ils avaient frôlé la mort sur le champ
de bataille, ou conduit une armée en temps de guerre ; ils avaient
traversé une période révolutionnaire tumultueuse, ou occupé
des responsabilités en période de crise ; ils avaient subi une perte,
vécu une tragédie personnelle ou côtoyé la mort. D’innombrables
personnes subissent ce genre d’épreuves et l’adversité brise leurs
ressorts. Mais quelques-unes les surmontent. C’est une question
de choix personnel : soit affronter et dominer ses peurs quotidiennes,
soit se soumettre et se laisser entraîner vers le bas. Cela
trempe le caractère et le durcit comme l’acier.
Entendons-nous : personne n’est héros de naissance. Il estcontre nature de ne pas ressentir la peur. L’apprentissage du
courage est un processus qui exige des défis et des obstacles. La
différence entre ceux qui se couchent et ceux qui triomphent de
l’adversité se creuse à force de volonté et d’appétit de pouvoir.
À un certain stade, la lutte pour surmonter les peurs passe du
mode défensif au mode offensif, c’est-à-dire à l’attitude intrépide.
Les personnes concernées apprennent non seulement à ne pas
avoir peur, mais aussi à attaquer la vie dans un esprit d’audace et
d’urgence ; par une approche non conventionnelle, elles créent
de nouveaux modèles au lieu de se conformer aux anciens. Ces
personnes constatent le grand pouvoir que cette approche leur
confère, et elles en font leur état d’esprit dominant.
On en trouve des spécimens dans toutes les cultures et à
toutes les époques, depuis Socrate et les stoïciens jusqu’à Cornelius
Vanderbilt et Abraham Lincoln.
Napoléon Bonaparte est un véritable cas d’école. Il se
décida pour la carrière des armes au moment où éclatait la
Révolution française. À cet instant critique de son existence,
il a fait l’expérience d’une des périodes les plus chaotiques et
les plus terrifiantes de l’Histoire. Il a affronté des dangers sans
nombre sur le champ de bataille au moment où apparaissait un
type de guerre nouveau ; et il a su faire son chemin au milieu
d’innombrables intrigues politiques, alors que le moindre faux
pas conduisait à la guillotine. Tout cela l’a rendu intrépide et
capable d’embrasser aussi bien le chaos de l’époque que les
bouleversements en cours dans l’art de la guerre. Lors d’une de
ses innombrables campagnes, il a donné un exemple qui peut
servir à tous les intrépides.
Au printemps de l’an 1800, il se disposait à envahir l’Italie.
Les généraux lui signalèrent que les Alpes étaient infranchissables
à cette saison et lui recommandèrent d’attendre, même si cela
réduisait ses chances de succès. Mais pour Napoléon, les Alpes
n’existaient pas ! Et, à dos de mulet, il prit lui-même la tête
des troupes à travers les multiples obstacles d’un terrain semé
d’embûches. C’est par la seule force de son caractère que toute
son armée se fraya un chemin, prit l’ennemi complètement par
surprise et l’écrasa. Pour une personne qui ignore la peur, les
Alpes et autres obstacles n’existent pas.
Un autre spécimen de ce profil fut le grand écrivain abolitionniste
Frederick Douglass, né esclave dans le Maryland en
1817. Il devait écrire plus tard que l’esclavage était un système
qui reposait sur une peur intense. Douglass s’obligeait continuellement
à choisir l’attitude opposée. Malgré la menace de
sévères punitions, il apprit en secret à lire et à écrire. Quand
son attitude rebelle lui valait le fouet, il se défendait physiquement
et constatait que, du coup, on le fouettait moins souvent.
Sans argent ni relations, il s’enfuit vers le nord des États-Unis
à l’âge... La suite La 50 ème loi de Robert Greene

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