Au coeur de la Ruhr, la ville d'Essen ne vit, dans les années 1880,
que pour et par Alfred Krupp. Pendant plus de cinquante ans, l'empire
familial ne va cesser de s'étendre, pour devenir le symbole de la
puissance industrielle du Reich.
Maintenant, enfin, il triomphait. Lui, dont la
jeunesse n'avait été qu'une longue série d'efforts, recevait à présent,
chez lui, des
FORTUNE Si les réussites du milliardaire chinois sont toujours très
médiatisées, le personnage l'est beaucoup moins. Quelles sont donc les
clés du succès de l'homme le plus riche d'Asie?
Chine du Sud, 1940 : près de 600000 réfugiés arrivent,
épuisés, à Hong Kong, fuyant les horreurs de la guerre sino-japonaise.
Parmi eux, Li Ka-shing, un enfant de 12 ans. Soixante-dix ans plus tard,
le jeune garçon est devenu une légende vivante, on le surnomme « KS », «
Chairman Li » ou même « Superman ». Considéré comme la 11e fortune du
monde et l'homme le plus riche d'Asie, il pèserait, selon le magazine
Forbes, quelque 26 milliards de dollars.
Pour en arriver là, ce fils d'instituteur, originaire de Chaozhou, une
ville côtière située à 300 kilomètres de Canton, s'est constitué un
empire tentaculaire qui s'étend des télécoms aux hydrocarbures, de
l'immobilier aux produits de beauté, en passant par Internet.
Surtout, à l'aube de la mondialisation, KS a eu le flair d'investir dans
le secteur éminemment stratégique
L’un des hommes les plus riches du monde est
un dieu vivant aux États-Unis. Pourtant, il n’a rien créé, se contentant
tout au long de sa vie d’acheter des actions. Personnalité ordinaire,
il incarne malgré tout à lui seul le mythe américain.
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Par Cécile Ducourtieux
Et hop, une de plus! Début septembre, Loïc Le Meur a annoncé qu'il venait encore de revendre une de ses sociétés. En l'occurrence, Seesmic, au canadien HootSuite, un éditeur de logiciels d'entreprises permettant de gérer sa présence sur les réseaux sociaux.
C'est au moins la quatrième fois que pareille aventure lui
arrive, à 40 ans tout juste. Mais comment fait ce cyber-entrepreneur,
une des grandes figures du petit milieu du e-business français, alors
qu'il n'est pourtant réputé ni pour son génie informatique, ni pour
l'originalité de ses "business plans" ? Une partie de la réponse tient dans son exceptionnel talent de "réseauteur".
Loïc Le Meur a, jusqu'à présent, toujours très bien réussi à avoir la bonne idée au bon moment, et surtout, les "amis"
qui comptent. Sa belle gueule, sa faconde et son abord plutôt très
sympathique en font, par ailleurs, un très bon client pour les médias, ce qui ne nuit pas, au contraire.
UN HOMME PRESSÉ
M. Le Meur crée sa première société, B2L, alors qu'il est
encore sur le campus de HEC, au milieu des années 1990, en plein boom
internet. Il s'agit d'une agence de communication Web, une "Webagency" comme on dit à l'époque : elle vend aux entreprises du conseil en communication sur Internet et propose de concevoir
leurs sites web. Il en existe des dizaines d'autres en France mais lui,
il vend la sienne à la holding Omnicom, un des plus grands groupes
mondiaux de
Fondateur et ancien PDG d’Ogilvy and Mather Worldwide, David Ogilvy était l’un des meilleurs copywriters de son temps.
Qualifié
par Advertising Age de l’un « des plus grands esprits créateurs dans le
domaine de la publicité » et reconnu par le Times comme « le magicien
le plus demandé de la profession », Ogilvy a le plus marqué les esprits
avec sa campagne publicitaire qui l’a rendu célèbre dans le monde entier
et qui est devenue un classique : « l’homme avec la chemise Hathaway ».
Certaines
de ses célèbres campagnes portent sur les chemises Hathaway, la Rolls
Royce et le Schweppes. Son entreprise, Ogilvy, avait une telle envergure
internationale qu’elle fut la première agence de publicité étrangère a obtenir le
Rupert Murdoch (né en 1931), News Corp. : c’est en rachetant et en
redressant des dizaines de journaux qu’il a composé sa galaxie
médiatique
Brutal, sans scrupules, populiste, démesurément ambitieux… Rupert
Murdoch, à la tête de l’empire médiatique News Corporation, qui contrôle
175 journaux («The Sun», «The Times», «The Wall Street Journal»…), des
dizaines de magazines et de maisons d’édition (Harper Collins…), des
sites Internet (MySpace…), des studios de cinéma (Twentieth Century
Fox…) et des chaînes et réseaux de télévision (Fox News, BSkyB…), a
toujours eu une réputation exécrable.
Symbole de ce que la presse peut produire de pire en matière de
journalisme à scandale, le patron de News Corp. suscite des réactions
épidermiques chez tous ceux que hérissent la vulgarité de ses tabloïds,
sa conception purement commerciale du rôle des médias, ses méthodes de
gestion brutales et ses prises de position ultralibérales et
conservatrices.
Une image parfaitement assumée par Murdoch lui-même, qui n’hésite pas à
déclarer : «Quand vous êtes un catalyseur du changement, vous vous
faites des ennemis. Je suis fier de ceux que je me suis faits.» Mais
au-delà du personnage si controversé, il y a aussi un entrepreneur, dont
le parcours et la réussite forcent l’admiration.
Titres racoleurs. Murdoch fait ses débuts en reprenant, à 21 ans,
un journal...
John Rockefeller (1839-1937), Standard Oil : roi du pétrole et plus grosse fortune de l’histoire
Un chiffre : 200 milliards de dollars d’aujourd’hui, la plus grande
fortune jamais accumulée par un homme. Ce pactole de John Rockefeller,
créateur de l’industrie pétrolière, a fait de lui l’incarnation du
capitalisme (dans sa version sauvage née aux Etats-Unis à la fin du XIXe
siècle).
La voie du succès n’est pas toute tracée pour ce jeune homme né en 1839 à
New York, descendant d’une famille de huguenots français – les
Roquefeuille – qui avaient fui le royaume de Louis XIV après la
révocation de l’édit de Nantes.
Son grand-père et son père ont tous deux tenté leur chance dans les
affaires, mais ont échoué piteusement. Le père, surtout, vagabond et
instable, sert de contre-modèle à son fils : secrètement bigame et
bonimenteur en affaires, il sillonne les routes pour
Née le 1er juin 1926 à 9h30 du matin au Los
Angeles Général Hospital. Sur le certificat de naissance on peut lire
Norma Jeane Mortensen mais elle fut parfois appelée Norma Jeane Baker.
On ignore qui est vraiment son père, le nom de Mortensen est celui du
second mari de sa mère mais celui-ci l'aurait quittée avant la naissance
de Norma Jeane. D'autre part, la mère de Norma Jeane avait une liaison
avec un de ses collègues de travail pendant l'absence de son mari et
cela durant plusieurs mois. L'enfance de Norma Jeane est assez
chaotique. Sa mère la place en famille d'adoption alors que le bébé
n'est âgé que de quelques jours. Sa mère ne vient la voir que le
week-end et parfois reste longtemps sans voir sa fille car elle fait de
fréquents séjours en hôpitaux psychiatriques. Il semble que cela soit un
trait particulier à la famille maternelle de Norma Jeane.
Les
sept premières années de la petite fille sont assez stables. Ayant mis
assez d'argent de côté pour s'offrir un bungalow la mère de Norma Jeane
récupère sa fille. Cette situation ne dure pas longtemps car
Nelson Rolihlahla Mandela, né le 18 juillet 1918 à Mvezo dans l'ancien
Bantoustan du Transkei à l'est de la province du Cap (actuel
Cap-Oriental), est un ancien président de l'Afrique du Sud et fut l'un
des dirigeants de la lutte contre l'apartheid.
En 1993, il reçoit
avec le président sud-africain de l'époque, Frederik Willem de Klerk,
le Prix Nobel de la paix pour leurs actions en faveur de la fin de
l'apartheid et l'établissement de la démocratie dans le pays.
Suite
à ce combat et à celui qu'il mène actuellement contre le Sida, c'est
une personnalité
Rhonda Byrne, l'auteure du livre à succès «The
Secret », a accompli son propre voyage d'exploration en
rassemblant une grande équipe d'auteurs, de ministres du
culte, de chercheurs, de psychologues, de scientifiques, de gens
d'affaires, de cinéastes et d'éditeurs qui disent avoir
tous utilisé et mis en pratique la loi de l'attraction dans
leur vie, que ce soit pour supprimer la maladie, acquérir
d'immenses fortunes, surmonter des obstacles ou réaliser
l'impossible. «The Secret» a tout d'abord été
un film qui a connu un succès fulgurant aux États-Unis.
Claude M. Bristol (1891-1951)
Auteur du livre à grand succès, «La magie de croire», considéré
comme un des meilleurs ouvrages sur les pouvoirs de l'esprit et la
réussite, par de nombreux gens d'affaires, hauts fonctionnaires,
artistes, gens de science et autres grands leaders, Claude M. Bristol
était un brillant homme d'affaires en 1948, et son oeuvre est toujours
d'actualité.
Deepak Chopra
Auteur de plus d'une trentaine de livres, le docteur en médecine
Deepak Chopra est mondialement connu pour son oeuvre. Distribué
sur tous les continents, traduits dans des dizaines de langues, ses
livres se vendent par millions. Sur la liste de ses best-sellers on
trouve «Comment connaître Dieu», «Santé
parfaite», «Vivre en rajeunissant» et
«Les sept lois spirituelles du yoga». Reconnu
comme étant un pionnier dans le domaine de la médecine
du corps et de l'esprit, Deepak Chopra a transformé la
définition même de ce qu'est la santé.
Robert Collier (1885- 1950)
Né en 1885, Robert Collier connut une fructueuse
carrière en affaires, notamment dans le
Qui est Wallace Wattles? Wallace D. Wattles (1860 – 1911) est un auteur à
succès qui a écrit de nombreux livres dans le domaine de la santé, de la
pensée et de la réussite financière comme, par exemple, La Science du succès et La Science de la grandeur. Mais il est surtout connu pour être l’auteur du livre qui est à l’origine des plus grandes fortunes du XXième siècle :
A partir d'un modeste journal australien, il a bâti l'un des premiers
groupes de médias au monde. A soixante-quatorze ans, le très controversé
Rupert Murdoch règne toujours sur News Corporation. Un conglomérat où
les « news » les plus vulgaires voisinent avec des titres de grande
qualité.
Il est arrivé. Ne sentez-vous rien ? Comme une odeur
de soufre...» Cette phrase, prononcée par un homme d'affaires
australien à l'occasion d'une visite express de Rupert Murdoch à Sydney,
en dit long. Depuis des années, le fondateur de News Corporation traîne
derrière lui une réputation sulfureuse. Celui que le « Time » américain
a caricaturé en King Kong grimpant le long de son Empire Building de
journaux est devenu à lui seul un
Cet article a été à l'origine publié sur Les échos.fr
CES INNOVATEURS OU CES AVENTURIERS QUI ONT
TRANSFORMÉ L'ÉCONOMIE Troisième fortune mondiale, l'Indien Lakshmi
Mittal a mis moins de trente ans pour bâtir le premier producteur
mondial d'acier. Une étonnante « success story » commencée en Indonésie
dans les années 1970.
15. Lakshmi Mittal
Les Echos n° 19476 du 12 Aout 2005 • page 11
Lakshmi Mittal aurait-il été atteint par la folie des grandeurs ? En
2004, l'industriel indien défraie à deux reprises la chronique mondaine
avec ses dépenses somptuaires et son train de vie pharaonique. En avril,
il achète une gigantesque maison au coeur de Kensington Palace Gardens,
le quartier des milliardaires à Londres. Prix de cette demeure qui
compte 12 chambres et un garage de 20 places : 128 millions de dollars !
La plus grosse transaction immobilière jamais enregistrée dans la
capitale anglaise. Un mois plus tard, il marie sa fille en France avec
un financier de la City d'origine indienne. Facture des réjouissances :
55 millions de dollars ! « Le mariage de la décennie » selon un
journaliste. Il est vrai que Lakshmi Mittal avait vu grand, très grand
même : carton d'invitation de 20 pages enchâssé dans un étui d'argent,
location du château de Versailles pour 1.000 personnes, festivités
étalées sur cinq jours dans les plus beaux châteaux de France... Rien
n'avait été laissé au hasard pour Vanisha Mittal, vingt-trois ans, qui
travaille aujourd'hui aux côtés de son père. Extravagances financières ?
En fait une goutte d'eau pour Lakshmi Mittal, dont le magazine « Forbes
» estime la fortune à 25 milliards de dollars en 2005, la troisième
derrière celles de
Cet article a été à l'origine publié sur Les échos
Les Michelin, par Tristan Gaston-Breton, historien d'entreprises (09/08/2000)
Après quarante-quatre ans de règne, François Michelin a cédé l'an
passé les commandes du géant mondial des pneumatiques à son fils
Edouard, trente-sept ans. Une transmission de pouvoir préparée depuis
une bonne dizaine d'années. C'est qu'à Clermont-Ferrand, on n'a pas
l'habitude de malmener les rites de succession au sein de la « gérance
»...
En 1959, le général de Gaulle eut droit à un traitement de faveur. En
visite à Clermont-Ferrand, le fondateur de la Ve République eut le
privilège de pénétrer dans des unités de recherche-développement de
l'usine Michelin, un site quasiment aussi protégé que la salle des
commandes de la force de frappe nucléaire. Bien sûr, l'escorte du
général _ ministres et autres notables _ dut patienter à l'entrée des
bâtiments... C'est cela la légende Michelin : un assemblage d'anecdotes
sur les cocasses manies de prudence, de secret et d'économie d'une
famille qui aura réussi à construire _ hors des sphères du pouvoir
parisien _ l'une des rares et authentiques multinationales françaises
(plus de 90 milliards de francs de chiffre d'affaires et plus de 100.000
salariés répartis dans le monde). Michelin, entreprise intégralement
mondialisée qui se flatte de son enracinement dans la terre d'Auvergne.
Michelin, colosse industriel d'avant-garde que les relais d'opinion se
plaisent à accompagner d'une imagerie désuète.
Le fondateur du New York Times : Adolph Simon Ochs un innovateur qui a transformé l'économie
Depuis plus d'un siècle, ses descendants dirigent le « New York Times ».
Fondateur de l'une des dynasties de presse les plus réputées de la
planète, Adolph Simon Ochs est aussi l'un des créateurs de la « grande »
presse moderne.
Depuis quatre générations, la famille Ochs-Sulzberger règne sur le « New
York Times », un groupe qui réalise aujourd'hui 3,3 milliards de
dollars de chiffre d'affaires. Outre le prestigieux « New York Times »,
ce véritable empire de presse comprend 16 journaux - dont l'«
International Herald Tribune » et le « Boston Globe » -, 8 chaînes de
télévision, 2 stations de radio et 40 sites Internet. Crises, guerres,
conflits familiaux, scandales... Depuis 1896, les Ochs-Sulzberger ont
tout surmonté, même l'affaire qui impliqua en 2003 un des reporters du
journal, Jayson Blair, auteur de plusieurs reportages créés de toutes
pièces. Un comble pour un titre réputé pour son sérieux ! « J'ai le
coeur brisé », avoua à cette occasion Arthur Ochs-Sulzberger, contraint
de se séparer de